Avez-vous remarqué que sur de nombreux sites[1] invitant aux débats, affichant des idées, ou exposant des thèses, aucun droit de réponse ne semble réellement possible. Ou quand celui-ci semble reconnu, la difficulté de publier un message vient à bout du plus tenace.

Pour éviter le spam, le langage SMS, la diffamation … toutes sortes de bonnes excuses pour instaurer un système de censure à priori des publications. Parfois nous avons la désagréable impression que le filtrage est effectué selon la ligne éditoriale (« donnez votre avis, s'il est identique au mien.D'ailleurs vous voyez bien que c'est la bonne façon de penser puisque tout le monde dit pareil ! » )

Pouvons nous défendre la démocratie participative en filtrant, censurant, tous avis qui pourraient nous heurter ? Sommes nous si faibles pour ne pas vouloir risquer la confrontation d'idée ?

Ne serait-il pas possible de veiller au respect du cadre légal, sans pour autant priver le dialogue de toute spontanéité ?

Ici, sur www.da-bordeaux.org les commentaires sont ouverts à tous[2] , aucune modération à priori. Seuls les messages à caractère diffamatoire, xénophobe, homophobe ou pédophile seront censurés à postériori.

Et vous, vous faites comment ?

Notes :

[1] Inutile de demander je ne citerai aucun nom. Mais tous ceux qui partagent nos convictions ont du être confrontés au problème.

[2] Une exception cependant pour les robots que nous filtrons via des systèmes antispam.